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Hypersensibilités et intolérances

1. Qu’est-ce qu’une intolérance alimentaire ?

L’intolérance alimentaire résulte d’un déséquilibre de la tolérance immunitaire intestinale, souvent localisé dans l’intestin grêle. Elle survient lorsque le système immunitaire réagit de manière excessive à des protéines alimentaires mal reconnues, comme :

  • La gliadine (protéine du blé moderne, souvent transformée industriellement).

  • La caséine glyquée (protéine du lait modifiée par les procédés de conservation UHT ou les hautes températures).

Pourquoi ces protéines deviennent-elles problématiques ? Elles subissent une glycation : sous l’effet de la chaleur (>100°C), leur structure se modifie en s’associant à des sucres (réaction de Maillard). Cela crée des composés pro-inflammatoires (comme les "corps de Maillard" visibles sur les aliments grillés), qui perturbent la barrière intestinale.

2. Hyper-perméabilité intestinale : la clé du problème

En situation pathologique, l’intestin devient trop perméable ("leaky gut"). Les jonctions entre les cellules intestinales (entérocytes) se relâchent, laissant passer :

  • Des fragments de protéines alimentaires non digérées.

  • Des toxines bactériennes (lipopolysaccharides, ou LPS).

Conséquence : Le système immunitaire produit des anticorps IgG (marqueurs d’intolérance de type 3), distincts des IgE (allergies immédiates). Cette réaction inflammatoire chronique aggrave la perméabilité, créant un cercle vicieux.

À noter : Ces mécanismes diffèrent de la maladie cœliaque (auto-immune, détectée par les IgA anti-transglutaminase), où l’ingestion de gluten détruit les villosités intestinales.

3. Le rôle du gluten et des aliments transformés

Une étude américaine (source : ImuPro) montre que :

  • Le gluten de blé moderne (même chez les non-cœliaques) stimule la production d’interleukine-10, un marqueur de conflit immunitaire intestinal.

  • Cela favorise la perméabilité et l’inflammation, même en l’absence de symptômes digestifs évidents.

Autres facteurs aggravants :

  • Additifs alimentaires (émulsifiants, édulcorants).

  • Déséquilibres du microbiote (dysbiose, SIBO).

  • Stress chronique (il réduit la production de mucine protectrice).

4. Symptômes : bien au-delà du digestif

Les intolérances alimentaires se manifestent souvent par des signes silencieux ou atypiques :

  • Digestifs : ballonnements, colites, alternance diarrhée/constipation.

  • Systémiques :

    • Fatigue chronique, migraines, aphtes.

    • Troubles cutanés (acné, eczéma), articulaires (douleurs), ou neurologiques (anxiété, dépression).

    • Déséquilibres métaboliques : obésité, diabète, endométriose (liée à l’inflammation pelvienne).

Exemple clinique : L’éviction du gluten améliore significativement les douleurs inflammatoires de l’endométriose chez certaines patientes.

5. Solutions en biologie fonctionnelle

A. Réparer la barrière intestinale

  • Alimentation :

    • Éviction temporaire des aliments pro-inflammatoires (gluten, lait UHT, aliments grillés).

    • Privilégier les aliments riches en nutriments réparateurs : bouillon d’os (collagène), légumes fermentés (probiotiques naturels), oméga-3 (poissons gras).

  • Compléments ciblés :

    • L-glutamine (fuel des entérocytes).

    • Zinc et vitamine D (renforcement immunitaire).

    • Enzymes digestives (lactase, inulinase) pour soulager les intolerances aux FODMAPs.

B. Rééquilibrer le microbiote

  • Purification de l'intestin si nécessaire (ex : prolifération d'E coli) avec des plantes anti bactériennes et anti-fongiques. 

  • Probiotiques spécifiques (souches comme Lactobacillus rhamnosus GG ou Saccharomyces boulardii).

  • Prébiotiques (inuline, fructo-oligosaccharides) pour nourrir les bonnes bactéries.

  • Gestion du stress : méditation, sommeil (la sérotonine, produite à 90% dans l’intestin, régule l’humeur et la perméabilité).

C. Approche personnalisée​

  • Tests fonctionnels (si nécessaire) :

    • Analyse du microbiote (pour cibler les déséquilibres).

    • Dosage des IgG alimentaires (pour identifier les intolérances spécifiques).

  • Protocole progressif :

    • Phase d’éviction (6 - 8 mois) + réintroduction contrôlée.

    • Suivi des symptômes et ajustements (ex. : pause mensuelle pour "reposer" le système digestif).

​Exemple de test des IgG alimentaires : 

 

 

 

 

 

 

6. En pratique : par où commencer ?​

  1. Tenir un journal alimentaire (symptômes + aliments consommés).

  2. Éliminer les aliments suspectés (gluten, lait UHT, additifs) pendant 3 semaines.

  3. Intégrer des aliments anti-inflammatoires : curcuma, gingembre, légumes verts.

  4. Consulter un professionnel pour un accompagnement sur-mesure (analyse du microbiote, compléments adaptés).

Votre santé intestinale est le reflet de votre équilibre global.

Une approche intégrative, combinant alimentation, micronutrition et gestion du stress, permet de restaurer durablement la tolérance immunitaire.

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